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Comme les stars de cinéma, DSK descend au Carlton.

Pas celui de Kahn.
Celui de Lille.

L’île de la tentation…

Une info parmi d’autres dans une affaire planétaire, suscitant d’innombrables jugements.
Et justement, le mot est lancé : jugement.

Tel est, aujourd’hui, notre sujet.

Pas le moral Anne Sinclair (1)

posait une question de fond : comment mieux juger pour mieux décider ?

En effet :

Moralotop_probleme2De mauvaises décisions et vous n’avez pas le moral.

Vous vivez alors sous l’influence de vos problèmes.

De bonnes décisions et, au contraire, une dynamique positive s’enclenche.

Alors comment juger et prendre une bonne décision ?

Pour y répondre, l’affaire DSK nous sert d’illustration.

Bien sûr, je ne prends aucunement position sur l’affaire elle-même et n’accuse ou ne défends personne… justement pour les raisons qui suivent.

solutionsOsez dire : je ne sais pas !

Comme moi, vous connaissez des gens qui « savent tout ».

Quel que soit le sujet, ils donnent leur opinion, souvent tranchée.

Il sont prompts à juger les autres.
Et, par besoin de reconnaissance, sont toujours prêts à dégainer leur avis.

Or, quel crédit, quelle crédibilité apporter à des jugements permanents, définitifs et multi-sujets ?
Faible, forcément.

De nombreux coups de blues viennent d’ailleurs de là.

Savoir décider, c’est savoir analyser les situations.

Or, il y en a des quantités où, tout naturellement… vous ne savez pas.

 L’homme ordinaire juge à tour de bras.

L’homme sage ose dire qu’il ne sait pas… quand il ne sait pas.

Alors, dites-le !

Vos jugements et prises de décisions n’en seront que plus écoutés.
Vos avis prendront du poids.

 

solutionsRassemblez TOUTE l’information.

Récemment, on m’interroge sur un aspect de l’affaire DSK.
Je réponds que je ne sais pas.

Comment ça, tu ne sais pas

Eh bien, je sais ce que tu sais, comme tout le monde, c’est-à-dire pas grand-chose de précis.

Mais enfin… me dit-on… dans la suite du Sofitel, tout le monde sait que

Que quoi exactement ?

On sait qu’il s’est passé quelque chose de grave., mais quoi, très exactement, mystère.

 

Certes, j’imagine que DSK n’a pas joué aux dominos.

Au dominant peut-être.

Mais ses explications télévisées n’ont rien dit des faits.

Et je n’ai entendu aucun récit 100 % autorisé et avéré.

J’ignore donc l’exacte vérité des faits.

Et toi aussi.

Oui mais c’est pareil, on connaît le bonhommeil te met le moral dans les chaussettes

Non, ce n’est pas pareil.

Car sans connaître le sujet sur lequel on s’exprime… comment peut-on juger valablement ?

Sur une impression, une idée, une réputation, une supposée morale personnelle, des infos de presse .

Ou de son gardien d’immeuble ?

Cette façon de procéder ne me donne pas le moral, bien au contraire…

 

 

solutionsDans toute situation, il y a les éléments de « climat », le contexte en quelque sorte.

Et il y a les faits.
Ne mélangez jamais les deux.

Même s’ils ont des liens.

Même si le climat est « orageux ».

Et le contexte chargé.

Si votre client a une réputation de mauvais payeur, il peut parfaitement vous payer rubis sur l’ongle.

Car vous avez su faire naître un contexte différent.

Aussi, pour bien juger les autres, et garder le moral, cherchez la vérité des faits.

La VÉRITÉ des faits.

Cette règle est le fondement d’un jugement sain, solidement construit et générateur de bonnes décisions.

Un jugement, une prise de décision vous incombent dans votre job ou votre vie privée ?

Rassemblez TOUS les faits.

  • Filtrez-les.
  • Vérifiez-en l’authenticité.
  • Ensuite, alea jacta est.

 

 

Solutions

Acceptez l’erreur !

Vous pouvez faire un mauvais jugement, prendre une mauvaise décision.

Vous êtes humain.

Mais au moins l’aurez-vous bâti en toute objectivité, en votre âme et conscience.

Sur du solide et non façon Café du commerce.
Pour exister aux yeux de votre voisin ou de votre client.
Ou régler un vieux compte avec Michel, cet empaffé qui vous sert de boss/collaborateur (rayez la mention inutile)

 

Dépassez l’évidence !

Dans l’affaire DSK, que n’a-t-on entendu sur ce couple ?

Comme vous, j’ai vu, lu, et reçu des tas de commentaires sur l’affaire.

Tous plus grivois, sensationnels, dramatiques, les uns que les autres.

Pas le moral Anne Saint clair… cela se comprend !

Résultat, l’opinion réagit au même niveau. Il y a les pour, les contre, ceux qui sont offusqués, ceux qui comprennent…

Il y a les : A sa place je serais partie depuis longtemps ; Vous vous rendez compte ce qu’elle subit ?

Et il y a les : Elle l’aime, ils s’aiment ; ils ont toujours vécu comme ça ; ils étaient d’accord, etc.

Diverses lectures du sujet.

Selon votre morale personnelle, vous penchez d’un côté ou de l’autre.
Mais ces points de vue ne reflètent que l’évidence.

D’où la nécessité de la dépasser car au fond :

Comment juger une affaire et un couple sans rien connaître :

  • de son intimité.
  • de son historique.
  • de ses accords.
  • de sa complicité.
  • de ce qu’il se dit.
  • de ce qu’il se cache, etc.

Qui peut valablement se prononcer sur ces questions ?

On ne sait rien de tout cela… pourtant l’on juge.
Extraordinaire, non ?
Et surtout inefficace.

 

Je réaffirme que le propos n’est pas de traiter l’affaire elle-même ni de défendre ou d’accabler ses protagonistes.

Mais d’en tirer les enseignements pour répondre à la question qui VOUS intéresse : comment prendre de bonnes décisions ?

Un bon conseil :

solutionsDépassez l’évidence.

Les choses ne sont ni totalement noires ni totalement blanches.
Ni aussi simples qu’on vous les présente.
Elles sont.
Et c’est déjà beaucoup.

 

solutionsSortez de la mêlée.

Vous devez juger un projet, un équipe, un marché, un client, un proche, etc.

 

Si vous avez suivi Pas le moral 1 et les trois premiers points de ce billet, vous avez récolté des infos fiables.
Il est temps de décider.

Pour prendre une bonne décision, mettez-vous à la place de chaque partie.

Restez aussi neutre que possible pour bien comprendre la situation.

 

Commencez par laisser votre avis au vestiaire.

Envisagez celui de l’autre.

Il vous éclairera.

Ensuite, extrayez-vous de la mêlée.

Considérez maintenant la totalité des avis, y compris le vôtre.

Regardez les de haut, comme si vous étiez sur un nuage… une pluie d’idées va vous envahir.

 

solutionsGardez votre sens de l’humour (si !).

Vous devez juger et prendre une décision importante.
Très bien.

Vous ne jouez pas votre vie, gardez un œil amusé sur les choses.

 

En effet, n’est-il pas amusant d’observer :

 – qu’en 1963 le cinéma français nous régalait avec l’inoubliable Lulu la nantaise (Les tontons flingueurs)

– qu’en 2011, le festival de Kahn nous propose Dédé la Saumure.

Du grand (septième) art… 🙂

 

Dernière minute :

Il semble que DSK vienne de retrouver le moral.

Au bras (plus si affinités) d’une nouvelle compagne.

La prochaine fois que vous jugerez cet évènement, s’il vous plaît, relisez ces deux articles Pas le moral Anne Sinclair !

Et maintenantEt vous, chers lecteurs : comment prenez-vous vos décisions ?

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