L’optimisme au quotidien : adoptez 3 nouveaux réflexes

(Extraits d’une conférence donnée au Printemps de l’Optimisme)
Voir le site professionnel de Jean-Luc Hudry

Début de la conférenceVoix off :

S’il vous plaît, vous n’avez pas vu Jean-Luc Hudry ?

Il doit démarrer sa conférence maintenant. Je ne comprends pas…Il est parti très tôt ce matin, il devrait être là depuis au moins une heure.

Ce n’est pas normal, il a dû se passer quelque chose… Peut-être une panne… un malaise  Ça m’inquiète…

Et s’il avait eu un accident ?

Mais oui c’est sûr, il s’est passé quelque chose… je stresse… je n’aime pas ça…

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Arrivée du conférencier optimiste sur scène

Voilà, voilà… j’arrive ! Excusez-moi, j’ai un petit peu de retard. Je vais laisser ma valise ici. Figurez-vous que j’étais sur la route, j’ai passé un super voyage, formidable, j’étais en train de prendre de l’essence et qu’est-ce que je vois en face de moi ? un copain que je n’avais pas vu depuis des années.

Alors on a bu un café, un deuxième café, un troisième café, on s’est attardés et puis finalement je suis arrivé en retard. Voilà…

Mais la réaction de cette personne que vous venez d’entendre me rappelle celle de millions de gens qui sont sous l’influence d’une phrase que nous avons tous entendue ou prononcée quand un de vos proches voyage ou quand vous-même vous voyagez.

Quelle est cette phrase ?

 « Je t’appelle quand on est bien arrivés ! »

Ça, c’est du vécu. Tout le monde a prononcé cette phrase.

Et moi aussi. Je la tiens de ma maman, quelqu’un que j’adore – Maman, si tu nous regardes… 😉 – seulement elle est très très très très inquiète. Pour tout.

Quand j’étais jeune – encore plus jeune – on prenait la voiture, quand il faisait trop beau le moteur risquait d’exploser… Quand il y avait un peu de pluie sur la route, elle engueulait mon père car il roulait trop vite. Et quand il y avait de la neige je ne vous en parle même pas…

Tout cela pour vous dire que c’est elle qui nous incitait à appeler « Allo, on est bien arrivés, on est bien arrivés ! » Cette phrase je l’ai colportée pendant des années jusqu’à ce que je comprenne que c’est un véritable poison. Et c’est un des trois réflexes pessimistes que l’on va éradiquer aujourd’hui.

Pourquoi est-ce un poison ?

Au fait, avez-vous entendu ce que disait la jeune femme tout à l’heure ?
Elle y est allée crescendo.
Et a commencé à dire « ce n’est pas normal, il devrait être là depuis une heure, il est en panne » – on commence doucement…

Ensuite elle a dit « il a dû avoir un malaise, puis peut-être un accident ».

Et la dernière étape c’est qu’elle me voyait manger les pissenlits par la racine…

C’est ça le problème avec cette phrase qui au départ est faite pour rassurer les gens, rassurer ses proches – quoi de plus normal – mais qui à l’arrivée se transforme en poison car les petits qui sont l’avenir, vont, eux aussi, colporter cette phrase.

Et ce qui est embêtant dans cette phrase c’est qu’elle véhicule des comportements et des réflexes pessimistes.

Car on donne la prime à tout ce qui ne fonctionne pas, à tout ce qui ne marche pas.

Ainsi on risquerait de ne pas arriver ?
Alors vous allez me dire probablement « oui, on risque de ne pas arriver » et c’est vrai !

Mais alors que fait l’optimiste de terrain ? – cet optimisme pragmatique que je promeus sans arrêt ?

L’optimisme ce n’est pas quelque chose qui tombe du ciel, l’optimisme est quelque chose qui se construit petit à petit, pierre par pierre.

Donc, que fait l’optimiste de terrain ? (…)

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Nouvel extrait :

Je sais que ce sujet est un sujet lourd parce qu’il est tellement ancré en nous, je le sais. Mais c’est justement parce que c’est difficile que c’est plus gratifiant de vous le proposer. Et vous allez voir… testez-le.

Alors, prévoyez quelques réactions dans votre entourage du type « comment… mais on n’a jamais fait ça… mais ce n’est pas possible… tu vas voir la tête de Mamie… » et ainsi de suite. Prévoyez cela, mais ce n’est pas grave : résistez, tenez bon !

Vous verrez le résultat : ce sont vos enfants qui vous diront merci.

C’est donc la société de demain qui vous dira merci.

Car on n’en peut plus de ces raisonnements pessimistes qui sont tournés vers le truc qui ne marche pas, le truc qui déconstruit, alors qu’il n’y a aucune raison. (…)

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Extrait suivant :

Question :  Pour vous, à l’exception de la santé, quel est le capital le plus important ? Quel est-il ?

(réponses du public) Alors, je vais prendre la question dans un autre sens : vous avez 100 millions € à la banque – c’est une jolie somme – et 3 jours à vivre, que faites-vous  ?

Le capital le plus important, à l’exception de la santé, et c’est souvent lié, Mesdames Messieurs, c’est le temps.

D’ailleurs comment mieux symboliser le temps que par cet accessoire ?
Un sablier.

Hudry_conferencier_optimisme_pragmatiqueEt pourquoi est-ce que je parle de ce sablier ?

C’est parce que nous allons tordre le cou à un deuxième réflexe pessimiste.

Deuxième réflexe

Il est connu par des millions de gens qui, quand ils ont fait ce qu’ils avaient à faire dans un domaine particulier – chercher un job, préparer un rendez-vous galant, trouver un appartement… – en attendant la réponse, le résultat de leur action… ils stressent comme des malades !

Ils stressent comme des malades et n’avancent plus.

Prenons un exemple : Oscar est un garçon qui va passer le baccalauréat.

Honnêtement on a le droit d’être optimistes parce que pour ne pas avoir le bac en France il faut quand même en faire la demande, il faut une dérogation quasiment…

L’année dernière en 2016, 88,5% des candidats ont eu le bac.

Vous me direz que ça fait toujours 11,5% qui ne l’ont pas mais malgré le fait de cet excellent résultat il y a toujours des gens qui stressent considérablement pendant la période du bac.

Donc Oscar va stresser, ses parents aussi.

Et, de la même manière qu’on a eu le témoignage de cette jeune femme tout à l’heure, les parents vont se tourner un film pessimiste : « alors Oscar… peut-être que ce jour-là il ne sera pas en forme, peut-être que ce ne sera pas un bon jour pour lui, il va donc rater l’examen. S’il rate le bac, alors adieu l’école qu’on avait prévu pour lui. Et adieu l’école qu’on avait prévu pour lui, ça veut dire adieu son avenir, il va rater sa vie et tout ça c’est notre faute. Boum ! »

Et voilà, ça se termine comme ça ! C’est cela le raisonnement pessimiste.

Pendant ce temps-là…

Pendant ce temps-là, regardez ce qu’il se passe : si je tourne le sablier, chaque grain de ce sablier est une parcelle de votre vie, c’est une seconde de votre vie qui passe, c’est votre existence…

Et pendant que vous stressez, que vous imaginez des scenarii catastrophe, des trucs qui n’existent pas parce qu’Oscar est un garçon qui travaille normalement, il va l’avoir son bac, pendant que vous faites cela, le temps devient votre ennemi.

Pourquoi ?

Parce que d’une part vous vous inquiétez pour votre fils sans raison. Et d’autre part vous n’avez plus la capacité, vous, de lancer d’autres projets, d’autres idées, d’autres initiatives.

Donc, votre énergie est complètement absorbée : Oscar va-t-il avoir son bac ? Va-t-il être dans les 88% qui vont avoir le bac ?

Mais regardez ce sablier… c’est lui qui est la clé, c’est votre vie.

Chaque fois que s’écoule un petit grain de sable, à chaque fois que vous vous inquiétez pour rien, que vous vous souciez, que vous vous tracassez sans raison, parce que le pessimisme excessif  – le pessimisme à petites doses peut être utile – vous ronge de l’intérieur, vous « bouffe », il n’y a pas d’autre mot.

Chaque fois que vous vous comportez comme cela, c’est votre vie qui en souffre, donc vous, votre entourage et le fameux Oscar.

Regardez-le, les grains s’écoulent, s’écoulent, s’écoulent, on stresse, on stresse, on stresse… Combien de temps ? Jusqu’à quand ?

Alors qu’il y a un moyen de faire autrement.

Comment ?

Vous avez tous des valeurs.

Les valeurs vous animent. On est tous construits sur des valeurs.

Il est une valeur essentielle et je l’ai appliquée à ma propre vie car je dois vous le confesser, l’adversité ne m’a pas ménagé. Et quand je dis qu’elle ne m’a pas ménagé c’est une litote, un moindre mot.

Si je peux vous parler de ce deuxième réflexe optimiste aujourd’hui, si je suis là pour vous en parler c’est que je l’ai appliqué.

Quel est ce deuxième réflexe optimiste ? (…)

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Nouvel extrait :

Si vous mettez cette image du sablier dans votre tête, si vous réfléchissez à ce que vous faites, si vous réfléchissez à ce que vous êtes, je pense que ces valeurs-là – quelles que soient les difficultés auxquelles vous êtes confronté(e) – vont drôlement vous aider. (…)

Un peu plus loin dans la conférence :

Troisième réflexe

Enfin il y a un troisième réflexe pessimiste qu’on va peut-être pouvoir éradiquer aujourd’hui. Mais d’abord, excusez-moi, je crois que j’ai un rendez-vous, je vous laisse… et puis, on est entre nous… j’ai un rendez-vous très important, peut-être le plus important de ma semaine.

(Il met un tablier)

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J’ai rendez-vous avec moi-même.

Oh… ce n’est pas mon ego, il n’a rien à voir là-dedans.

C’est simplement qu’il y a un réflexe pessimiste consistant à s’interdire de prendre du temps pour soi. On est très occupés aujourd’hui, on court dans tous les sens. Les femmes ont souvent deux journées en une. Les hommes aussi sont bien occupés, je vous le confirme… 😉

On dit « je n’ai pas le temps ». L’objection c’est « je n’ai pas le temps ».

Quand on me dit cela, je réponds « voyons, vous n’avez pas le temps de quoi ? Vous ne pouvez pas trouver 15 minutes dans votre emploi du temps ? »

« Non, je n’ai pas le temps, vous comprenez, il faut que je fasse ci, que je fasse ça… »

Du coup je lui dis « ok je mets 5 000 € chaque fois que vous dégagez un quart d’heure ? Vous pouvez ? »

« Ecoutez, on va s’arranger… il y a certainement moyen de trouver ce quart d’heure en question… »

Vous le voyez, le fait de dire « je n’ai pas le temps » est une excuse. Ce n’est pas une explication.

Prendre du temps

Aussi, quand je mets ce tablier – ce que je fais chez moi en particulier – je me donne le droit de prendre du temps.

Du temps pour moi.

Pour quoi faire ?

Pour créer, pour innover, pour réfléchir, pour « buller », mais oui ! pour « buller », pour rêver, pour transmettre.

Et là tout le monde me respecte. On me laisse tranquille.

C’est pourquoi, je vous le dis tout de suite, ce n’est pas quelque chose qui vous permet de vous extraire de la société et dire le matin à votre mari ou votre femme « bon, je mets mon tablier… à ce soir ! » N’exagérons rien…

Mais vous avez la possibilité de prendre 15 minutes, 20 minutes, peut-être une heure, pour être tranquille. Tranquille avec vous-même.

Pour repartir…

Un peu comme votre téléphone quand vous rechargez votre batterie et que ça repart.

Or, vous aussi avez besoin de recharger votre batterie

Le réflexe pessimiste c’est « non, non, je n’ai pas le temps… je suis occupé… je n’ai pas le temps ! », l’optimisme au quotidien, c’est de prendre un peu de temps pour soi.

Et vous savez quoi ? ça marche aussi avec les enfants : « Papa, je peux avoir un tablier ? Parce que moi aussi je voudrais être tout seul avec moi-même ».

Oui, j’entends ça à la maison. Les enfants veulent leur tablier.

Et quand ils mettent le tablier, ils ont rendez-vous avec eux-mêmes.

On ne rentre pas dans leur univers. C’est là qu’ils se construisent et font l’avenir. Nos enfants sont l’avenir. Alors on peut penser à nous ici, nous autres optimistes, mais le meilleur optimisme est de penser à nos enfants, de leur véhiculer ces trois réflexes positifs, mais pas bêtement positifs.

Un optimisme construit, de terrain, opérationnel, fondé sur les faits.

Si vous donnez cela à vos enfants, cet optimisme au quotidien, quel meilleur cadeau pouvez-vous leur faire ? Je crois qu’il n’y en a pas.

Alors, n’hésitez pas… prenez un tablier… un badge… ce qui vous passe par la tête… mais prenez du temps pour vous.

Car du temps pour vous c’est tout d’abord du temps de vie sereine, ensuite c’est du temps de vie créative, bien évidemment du temps de repos, mais aussi du temps de rêve. Et votre entourage vous en remerciera. (…)

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Enfin, une dernière chose avant de nous quitter :

Rien ni personne ne peut vous empêcher de cultiver et de diffuser votre optimisme.

Tout cela, Mesdames Messieurs, dépend seulement… de vous. Merci et bon vent…

Et vous, que faites-vous pour intégrer l’optimisme au quotidien dans votre vie ?

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