Vaincre_Ses_Peurs_Prive

 

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Donc, à la demande générale, voici le résumé de :

Histoire d’amour : Alix et Tom (1)

Point clé Moralotop, un point important vers la solution.Résumé : Sous les combles de sa maison Alix ouvre de vieux cartons.

Et redécouvre son enfance.
Pour partager ces moments elle invite Tom, son mari, à la rejoindre.

Tom croit pouvoir revivre une ancienne et belle étreinte dans ce même grenier.
Et reste sur cette idée.

Quiproquo entre les époux : l’un revoit son enfance, l’autre revoit un bon moment.

Tom est sèchement éconduit, affamé, il regagne le rez-de-chaussée…

Et voici la suite :

Histoire d’amour : Alix et Tom (2)

 

Soudain Alix pousse un cri.

 

Alix : PERCIVAL !

Tom: PERCIL qui ?

(Emue) : – PerciVAL, mon nounours adoré.

– Tout ça pour une peluche ? D’abord, le nounours, ici, c’est moi.

– Pardon, c’était lui… avant toi.

(Solennel) : Al, je te le dis : il y a un nounours de trop dans cette maison.
Tu n’as pas vécu d’histoire d’amour avec ce…  ce bout de tissu quand même ?

(Amusée) : Écoute…

– Rien du tout. Vide grenier ou pas, c’est ton doudou ou moi, choisis !

Puis, revenant à sa préoccupation du moment.

Au fait, pour le dîner, je prépare des ravio___ ?

(L’interrompant) : Mais tu ne penses qu’à manger ?

– Déjà qu’on ne peut pas s’envoyer en l’air… si, en plus, on ne peut pas manger, je vais m’ acheter une soutane moi.

 

 De la cuisine, Tom entend Alix se souvenir tout haut.

– Un jour, chez Mamie, j’avais perdu Percival. J’avais si peur de ne plus le revoir que je n’ai rien mangé pendant trois jours.

– Tu as eu peur mais il n’était pas perdu PerciLLADE puisqu’il est là.

– Pas PerciLLADE, Tom, Per-ci-VAL.

Oui, il était juste coincé dans un fauteuil pliant.

–  Tu t’étais donc tracassée pour rien. Déjà…

–   Yes sir.

(Opportuniste) Pour te consoler ça te dirait des bons ravio___ ?

 

Mais à nouveau, TOM est interrompu par une exclamation d’Alix.

– Youpiiii…j’ai retrouvé mon brevet de 50 mètres brasse.

(Un tantinet faux-cul) : Gé…niaaaaall ! Vive le vide grenier, j’en redemande, quelle belle histoire d’amour quand même, Al a retrouvé son diplôme de natation….

 

Toujours mort de faim, Tom ramène une fois de plus Alix sur le sujet.

Ouh la… déjà vingt heures, le temps de cuire les ravio____

Mais Alix est ailleurs, plongée dans ses souvenirs d’enfance.

–  Quelle trouille de le rater ce brevet ! Je me pensais incapable de nager autant. J’imaginais couler au milieu de la piscine sans que personne ne s’en aperçoive, même pas Stéphane, mon petit ami.

– Mais bien sûr… sans compter les attaques de pirates et de requins blancs : y’en a plein les piscines.

–  Gna gna gna, c’est malin. Pourquoi te moques-tu de moi ?

–   Je ne me moque pas, je fais de la pédagogie ludique ! C’est vrai, tu as toujours peur de tout. Et je découvre que ça remonte à l’époque de PerciFLAGE.

–    (Agacée) : PerciVAL, Tom, fais un effort, Per-ci-VAL.

–     Ok, ok, euh… bon… à taaable ! Il y a de super ravio___

 

Alix n’en a cure et remonte dans ses souvenirs.

–  Quelle angoisse ! Ça a duré des semaines, le jour, la nuit, un cauchemar. J’avais le moral à plat.

–   Était-ce bien indispensable ? Nager cinquante mètres dans une piscine, si j’ose dire, ce n’est pas la mer à boire !

–   Pour moi si. J’avais peur de me lancer. Peur d’échouer, j’étais tétanisée.

 

–   Dis chérie, qu’as-tu gagné à avoir si peur ?
D’ailleurs, tu les a nagés ces 50 mètres. Encore des angoisses inutiles, Al.
Depuis qu’on est mariés, j’y ai droit tous les jours : j’ai peur de ci, de ça, d’autre chose… que va-t-il arriver, comment ça va finir  ?
A toi seule, tu démoraliserais une armée de moines tibétains.
Ne crois-tu pas que…

Sur ce, Alix fait une nouvelle découverte.

(Cri de joie) : Le bac, le bac !

–  Le bac… quel bac… y a une fuite ?

–  Mais nooooonnnnn, idiot. C’est mon bac, LE bac, quoi.  Ouïe Ouïe Ouïe, la peur de ma vie. J’étais certaine de le louper.

– Encore ? C’est une manie de te prédire le pire ! Ce sont tes pensées qui créent tes peurs, et non les évènements eux-mêmes. Mets-toi ça dans la tête, chérie.

Puis, rusé comme un renard…

Si tu veux, on peut en parler, autour de super ravio__

 

(Hermétique à cette proposition) : Je sais. Mais j’étais nulle en maths et en français. Sans parler de l’anglais…

–  Et aussi du dessin, de la gym, du javanais, je connais la musique ! A force d’avoir peur tu t’es toujours dévalorisée.

– Moque-toi !

J’ai eu tellement peur de ne pas partir en vacances avec Olivier, mon petit ami, que j’ai bossé les deux derniers mois.
Et c’est passé haut la main !

– Alors pourquoi t’être tracassée à ce point, hein, Einstein ?
Et pourquoi continuer aujourd’hui ?
Tu broies du noir, tu cumules les soucis, tu perds du temps de vie sereine… pour quel résultat ?

 

–  C’est vrai.
Je suis comme ça depuis toujours, c’est plus fort que moi. Et ce vide grenier m’en fait prendre conscience.

–  Dans ce cas, vive le vide grenier ma biche !

 

De plus en plus accablée par la chaleur du grenier, baignant dans une douce euphorie, Alix se met à l’aise ôtant pantalon et T-shirt.

– Pouuuuffff… j’étouffe ici ! Et toi, chéri, tu n’as jamais été angoissé ?

– Si !
Jusqu’à ce que la vie me montre qu’on peut changer.
Et vivre plus heureux.
J’ai appris à faire face à mes problèmes.
A les gérer efficacement, en les traitant méthodiquement.
Et en les remettant à leur juste place.

 

(Etonnée) : Mais tu as bien encore des peurs quand même…

(Tout doucement puis crescendo) : Oui, par exemple, là, tout de suite, j’ai peur de devoir ME PASSER DE RAVIOLIS !

(Consternée et à la cantonade) : Tu es un ventre… mon mari est un ventre.

– Qu’il est l’heure de remplir !
Allez, mon amour, je te laisse avec tes vieilleries, ton vide grenier et tes souvenirs.
Toi tu fais le vide et moi je vais faire le plein : c’est ça un couple !
A ta disposition pour reparler de tout ça… après le dîner.

 

 TOM, toujours en short et casque de pompier, passe enfin à l’acte.

Saisissant une boîte de raviolis, il l’ouvre
et va la déverser dans une casserole quand…

(Poussant un nouveau cri) : Ouahhh…. Tom, c’est ma… c’est magnifique… monte vite.

–  Aaaah non, désolé, j’ai déjà donné. Y’ a écrit pompier sur mon casque, pas pigeon ! La caserne est fermée, revenez demain.

– Mais ce sont mes lettres d’amour, c’est drôlement émouvant, non ?

 

Se sentant concerné, et valorisé, Tom, par jeu,
reprend son rôle favori : le macho.
(voir Histoire d’amour 1)

– Là, évidemment, c’est différent, les lettres d’amour c’est mon dada.
Faut reconnait’e : j’t’ai plutôt écrit de belles choses.

–  Ah bon, du style ?

–  Des phrases originales, sentimentales et tout et tout genre : « T’es aussi belle que ma voiture ; j’t’aime plus que le PSG »… des trucs forts quoi. J’ai toujours su parler aux filles.

–   Euh… pardon, mon nounours, ces lettres ne sont pas de toi, mais de Philippe – tu connais pas – un super beau gosse.

(Surpris) : Phi… qui ? Qui est-ce encore celui-là ?

–  Mon amoureux, un garçon merveil…

(La coupant sèchement) : Ok… mais les miennes… où sont MES lettres d’amour ?

(Chambrant son mari) : Tes lettres… tes lettres… voyons, à la cave… noooonnn… au grenier… noooonnnn plus…mince alors… aucune idée mon nounours, AUCUNE idée.

 

–  Mais tu ranges tout d’habitude !

–  Aaah si… bien sûr… ça me revient. Elles étaient si bien écrites, si romantiques, si bouleversantes que je les ai mises au seul endroit où elles méritaient d’aller.

–  Au coffre ?

–   A la poubelle.

  Un ange re-passe.

Et Tom s’interroge sur le vécu de son épouse et ses histoires d’amour.

–  Dis-moi  Al…Stéphane, Olivier, Philippe, tes petits amis, y’en a encore beaucoup dans l’équipe ?

–   Of… s’il y en a vingt, vingt-cinq, c’est le bout du monde !

–   HEIN… COMBIEN ? Et… hum… dans la collection, je suis quel numéro moi ?

–   Pouh la la…. franchement, impossible de me rappeler, je ne me souviens pas de tout le monde.

 

(Eberlué) : Aaaah d’accord… d’accord… je vois… à cinq près tu ne sais plus trop quoi.

–  C’est ça. Je ne t’ai jamais dit que tu avais épousé du neuf.

–  En tout cas tu étais rodée. Goujat !

Alix reprenant le fil de ses souvenirs : que d’histoires d’amour

–  Dire que je tremblais de peur que Sylvie ne me chipe Philippe.

–  Philippe, le numéro 17 ? Encore une de tes craintes “maison”, Al. Une qui fait bien mal si possible. Une qu’on peut ressasser toute la journée, et aussi toute la nuit. Comme ça on ne dort plus, on déprime, on voit tout en noir… quel pied !

– Je sais… crois-moi, j’en souffre.

– Et moi aussi car je vis avec toi.
Mais je peux t’aider sur ce terrain comme tu m’aides sur d’autres.

– Merci chéri. Une fois, Philippe est parti avec Sylvie pour un stage de plongée.
Je les imaginais ensemble, faisant plein de trucs. J’en étais verte, malade d’angoisse.

(D’un air pincé) : Fallait puiser dans ta réserve de petits amis… un coup de fil et, hop, Madame est servie !

–  Non, seul Philippe m’intéressait. Son sourire… ses yeux… son corps… sa…

–  Oui oui on a compris. Il était juste plus beau qu’Apollon, le Philou. Un peu comme moi, finalement !

 

ALIX (dubitative et embarrassée) : Mouuuiii… un peu… un petit peu… voire très peu, mon nounours, très très peu…

– Je le savais… je suis né beau, qu’y puis-je ? Bon, passons, je ne veux pas être cruel avec ton plongeur.
Donc ?

– Donc, chaque matin, je sautais sur le facteur.

–  COM-MENT ?
Le… le… le facteur aussi ? Tu es timbrée ! N’empêche, tu m’épates, tu m’épates… quelle santé quand même !

Mais non, bêta, j’attendais juste la lettre de rupture de Philippe !

–  Le bellâtre. Et ensuite ?

–  Ensuite rien. J’ai appris que Sylvie et lui étaient justes copains, sans plus. Philippe m’a retrouvée et c’est moi qui l’ai largué, voilà.

–  Coulé Apollon ! Comme quoi la beauté n’est pas tout…

–  C’est vrai. La preuve, tu es encore là, toi.

 Un ange re-re-passe.

– Hum… bon… reste que tu te gâches la vie à toujours imaginer des trucs négatifs. A créer et alimenter un problème puis un autre, puis un autre et ainsi de suite. Ça me rend triste mon amour.

– Et toi mon nounours, n’es-tu pas en train de te faire peur avec ma galerie de petits amis ?

–  Trop tard pour avoir peur chérie. J’arrive comme les carabiniers… après la bataille.

Puis, sur le ton de la confidence.

–  Écoute, j’aimerais tellement que tu vives plus heureuse. Que tu en finisses de ces angoisses qui ne te mènent nulle part.

 

Parlant dans la cuisine, TOM ne voit pas ALIX descendre l’escalier,
T-shirt et pantalon en main.

Et ôter ce qui lui reste de vêtements au fur et à mesure qu’elle s’approche de lui.

Arrivée côte à côte, elle se love dans les bras de son époux.

 

–  Comme tu as raison, mon nounours. Il faut savoir savourer chaque instant de bonheur. Et si on s’en donnait un peu là… tout de suite ?

 

 Surpris par cette arrivée, discrète et percutante,
et par l’invitation d’Alix,
TOM heurte la boîte de raviolis ouverte qui tombe et se répand au sol.

–  Décidément, tu es renversante, chérie !

Rire des époux qui reprennent leur étreinte.

Comme au bon vieux temps et au début de leur histoire d’amour.

L’occasion pour nous, amis lecteurs, de nous retirer sur la pointe des pieds.

 

Avant cela, profitons-en pour tirer quelques enseignements de cette histoire d’amour entre Tom et Alix.

 

Moralotop_probleme2Comment gérer vos peurs ?

 

Parmi bien d’autres actions à mener – nous en reparlerons – réfléchissez d’abord à cela.

 

solutions1) Vous êtes ce que vous pensez.

2) Vos pensées sont le carburant qui vous freine… ou vous propulse.

3) Vos pensées viennent de vos croyances, cachées derrière vos peurs.

4) Ce n’est donc pas l’évènement qui vous fait peur mais ce que vous PENSEZ de l’évènement. Et ce que vous CROYEZ de la situation par rapport à vous.

5)   Testez ceci : lorsque vous avez peur, demandez-vous : qu’est-ce que je ferais si je n’avais pas peur… et faites-le.  Vous marquerez des points.

 

Et vous amis lecteurs,


Comme Alix, alimentez-vous continuellement de nouvelles peurs ?

Partagez cet article sur les réseaux, ALIX et TOM vous remercient.

Moi aussi !

 

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