Garder le moral dans l'épreuve : important ça ! Quand tout est compliqué, garder le moral s'apprend avec Moralotop. Rejoignez le !

Retranscription des 3 premières vidéos de Jean-Luc Hudry suite aux attentats de Paris. Garder le moral est souhaitable, garder le moral est possible, suivez le guide.

Vidéo 1 : Comment aller mieux et garder le moral malgré les événements ? 

Paris et la France viennent de vivre des événements d’une exceptionnelle gravité. Vous que l’on nomme « Moralotop » j’ai envie de vous demander « Comment garder le moral après de tels événements ? »

JLH : C’est une question qui est revenue des centaines de fois depuis vendredi. Cette question préoccupe des tas de gens. C’est la raison pour laquelle avec votre concours, j’ai décidé de faire une série de 10 vidéos pour donner quelques pistes, non pas en prétendant que j’ai la vérité révélée ou que je vais tout solutionner – en aucun cas –  mais pour donner quelques pistes de réflexion et faire en sorte que les gens puissent sortir par le haut de ce tragique épisode que nous venons de connaître.

Première question : Comment aller mieux après de tels événements ?

JLH : C’est la question qui vient à l’esprit tout de suite. Comment aller mieux ?
Je vais vous donner trois pistes, la première piste c’est de sortir des faits. Entendons-nous bien, quelque chose de dramatique s’est produit. Et à ce sujet j’exprime la plus grande compassion à l’égard des victimes, de tous les gens qui sont partis et qui ne méritaient pas de partir. Quelque chose de tragique s’est produit. On pourrait en parler pendant un milliard d’années, ça ne changerait rien, ce qui est fait est fait. Donc vous ne pouvez pas agir dessus.

Là où vous pouvez agir c’est sortir des faits en évitant d’aller chercher la dernière information qui va bien, le petit détail du détail, le truc bien sordide qui en rajoute et vous met la tête sous l’eau au lieu de la sortir de l’eau. A quoi ça sert de savoir qu’à 3h59 il y avait tant de personnes ici, qu’à 5h18 il s’est passé ceci ou cela. Le fait est que la chose s’est produite. Si la chose s’est produite il est inutile d’aller chercher davantage d’informations sur le détail du détail. J’insiste là-dessus parce qu’au lieu de vous sortir, au lieu de vous faire rebondir, vous restez englué dans les faits. Premier point.

Deuxième point : comptez sur la force du groupe. Je suis certain qu’il vous est arrivé d’avoir un ami ou une amie en difficulté. Qu’est-ce que vous avez fait avec cet(te) ami(e) ? Vous l’avez écouté(e). Eh bien écoutez-les, sans même parler. Ecouter c’est déjà aider les autres. Donc  si vous rejoignez un groupe, quel qu’il soit, collègue, amis, famille, peu importe, vous pouvez écouter ce qu’ont à dire les gens qui ont besoin de s’exprimer.

Même s’ils sont dans la surenchère et qu’ils en ajoutent dans le caractère « gravissime » des choses ?

JLH : De deux choses l’une : ou les gens qui en rajoutent dans le groupe comprennent qu’ils ne sont pas très bienvenus, qu’ils ne sont pas très fondés à le faire car on est en train d’essayer de récupérer d’un événement dramatique mais vous avez aussi la possibilité de dire à ces gens-là qu’ils feraient peut être mieux, au lieu d’en rajouter, d’exprimer de la compassion et d’apporter des solutions à ceux qui souffrent.

Donc pour moi le groupe a une force, soit en écoutant soit en parlant vous-même comme je suis en train de le faire en ce moment. Si vous pensez que vous avez des pistes de réflexion, si vous pensez que vous avez des solutions à apporter aux gens, dites-leur. Et si vous n’en avez pas, aucun problème. Ne culpabilisez pas parce que vous n’avez pas de solution à offrir à quelqu’un qui est en demande. Si autour de vous il y a une personne qui souffre terriblement de ces événements et qui n’arrive pas à s’en remettre : écoutez-la. Si vous avez des solutions et des pistes de réflexion, donnez-les. Si vous n’en avez pas, le simple fait d’être à ses côtés et de l’écouter, va l’aider et va vous aider aussi. C’est le deuxième point.

Et puis, le troisième point, c’est comment vivre avec la peur. C’est toujours la même chose, la peur est universelle, intemporelle et multiforme. Il y a beaucoup de gens qui ont peur, qui voient un terroriste derrière chaque pylône, derrière chaque bureau, dans tous les wagons de métro. Non. La chose qui est importante à faire dans ce cas-là est d’affronter votre peur. Je suis fantastiquement heureux que tous ces gens qu’on a vu à droite à gauche disent « il faut vivre ». Et oui il faut vivre, allez en terrasse des cafés, allez au cinéma, faites ce que vous faisiez avant car c’est le seul moyen d’avoir confiance en vous. Sinon vous perdez confiance en vous-même si jamais vous vous recroquevillez sous le poids des événements en croyant qu’il y a ceci ou cela. Reprenez le contrôle de vous-même, affrontez votre peur et vous verrez que vous allez finalement reprendre le dessus.

Ces 3 éléments que je récapitule pour aller mieux et garder le moral malgré les évènements :

  1. N’allez pas chercher le détail des faits. Cela n’a absolument aucun intérêt si ce n’est de vous enfoncer la tête sous l’eau.
  2. Comptez sur le groupe : collègues, famille, amis, pour écouter et/ou pour parler.
  3. Affrontez votre peur. En le faisant vous allez confronter les difficultés que vous vous inventez vous-même parfois.

Et vous allez, en mariant ces 3 premiers principes, commencer à reprendre un peu le dessus. Vous pouvez partager ces principes. Il y a en aura bien d’autres puisque dans la prochaine vidéo nous parlerons d’une autre question…

Comment vivre à nouveau une vie « normale » après les événements ?

JLH : Et bien on en reparlera de manière très concrète et très pratique. Merci d’avoir suivi cette première vidéo, revoyez-la, réfléchissez, vous pouvez argumenter, vous pouvez répondre ici sur le blog Moralotop. Vous pouvez donner votre avis, être d’accord, pas d’accord, peu importe. L’essentiel c’est d’avancer, c’est de faire bloc, c’est d’être soudés, parce que vous avez le droit de vivre et vous avez le droit de bien vivre… malgré l’horreur.

Merci beaucoup et à la prochaine vidéo.

Vidéo 2 : Comment aller mieux et garder le moral malgré les événements ?

Vaincre les peurs

Nous poursuivons cet entretien avec cette deuxième question : 
Comment vivre à nouveau une vie « normale » après les événements ?

JLH : On avait parlé de la peur  dans la vidéo précédente en disant qu’il fallait évidemment l’affronter parce que c’était le seul moyen de la faire baisser. Et puis, il y a autre chose : cet autre chose c’est le principe de précaution. Alors là je vais être franc avec vous, je ne suis pas un amoureux inconditionnel du principe de précaution. Parce que je trouve qu’on n’a jamais été aussi bien équipés, on n’a jamais eu autant d’informations, on n’a jamais été aussi « intelligents » et on a peur de tout. Et donc on prend des précautions pour tout. Vous allez chez le médecin, on va vous faire signer une décharge, vous allez faire jouer votre enfant sur un terrain de basket, on va vous demander une décharge en début d’année. Bref, on a tellement peur de tout qu’on est paralysé. Et du coup, quand un événement dramatique comme ce qui vient de se passer la semaine dernière surgit, alors là on n’est pas préparés. Et finalement on tombe de sa chaise et on termine au 4ème sous-sol, du point de vue moral.

Et donc si je ne suis pas un adepte du principe de précaution, là je vais vous recommander justement d’être dans la précaution, d’être vigilant, d’ouvrir l’œil, de signaler des choses anormales. Cela peut paraître incroyable mais la situation est incroyable. Le monde a changé. On n’est plus à une époque où il y avait des dizaines de milliers de morts dans l’après-midi. Depuis que le monde est monde, les batailles étaient de véritables boucheries. Le monde a changé, nous devons donc nous aussi changer.

La seule chose qui ne change pas c’est le changement. Nous devons changer nos comportements et c’est ça le principe de précaution. C’est être vigilant, ouvrir l’œil et le bon. Signaler quelque chose d’anormal ce n’est pas faire de la délation, ce n’est pas de dire « il y a ce monsieur qui fait ça ». Non, c’est simplement d’être un peu solidaire, de nous regarder vivre, d’être un peu ensemble pour vivre parce que nous devons vivre. Et si vous êtes simplement plus précautionneux alors à ce moment-là vous n’avez plus peur.

Précaution oui, peur non. Vigilance oui, peur non.

Et c’est en adoptant ce principe, en ouvrant l’œil et le bon, en signalant les choses anormales, en comptant sur les autres car ils peuvent aussi compter sur vous que finalement la vie va reprendre son cours normalement, enfin, le plus normalement du monde. Retenez bien ce principe : précaution oui, pas d’excès de précaution, pas pour les choses futiles mais pour les choses qui en valent la peine. Peurs, non.

Dans la prochaine vidéo nous répondrons à la question « Nous sommes connectés 24/24h, messages sur les smartphones, alertes mail, chaînes d’info en continu, comment être face à ces flux d’information en continu ? »

En avant-première… ni trop ni trop peu, mais on en reparle dans la prochaine vidéo. Vous pouvez réagir ici et mettre des commentaires. Je ne cherche pas à avoir raison, je cherche juste à aider les gens et il y en a beaucoup qui en ont besoin.
Besoin d’aller mieux et de garder le moral quelles que soient les circonstances.

 

Vidéo 3 : Comment aller mieux et garder le moral malgré les événements ?

Infos : Etre ou ne pas être connecté ? une technique qui marche !

Depuis les événements du 13 novembre nous sommes connectés en permanence sur les chaînes d’infos, smartphone à la main, prêts à dégainer à la moindre alerte. Comment se comporter face à ces flots d’informations qui se déversent en continu ?

JLH : Est-ce que vous êtes en train de décrire votre propre comportement ?
Oui.

JLH : Vous dites « on est connecté, les mails, etc. » Vous êtes connectée !
Oui.

JLH : Est-ce que tous les gens sont connectés ?
Beaucoup.

JLH : Il y a beaucoup de gens qui ont décidé de couper, de ne plus avoir d’information. J’en connais plein. Il y en a qui m’ont dit : et bien puisque c’est comme ça, on en a tellement assez de ces informations anxiogènes, réchauffement climatique, non-emploi, ces événements tragiques… Ras le bol. On coupe. Il y en a même qui m’ont dit : J’arrête avec la télévision, j’arrête avec la radio, je me coupe de l’information. Et vous apparemment vous êtes dans le camp d’en face, vous faites partie des gens qui sont connectés en permanence, sur tous les supports possibles.

Je l’avoue.

JLH : Bon ! Est-ce que vous en souffrez ?
Oui .

JLH : Que faites-vous « contre » ?
Je coupe !

JLH : Donc si vous coupez vous n’avez plus d’info. Et donc vous vous dites, qu’est ce qui se passe ? Je n’ai plus d’infos aujourd’hui, il est 15h , cela fait au moins 2h que je n’ai plus d’informations, qu’est ce qui a bien pu se passer ? Et bien je vais vous donner un truc qui fonctionne je crois pour beaucoup de monde, en tout cas il fonctionne pour moi.

Etre connecté en permanence sur ces chaînes d’infos qui vous disent « Oui, Norbert, qu’est-ce que vous pouvez nous dire ? ». « Et bien ici je peux vous dire que je ne peux rien vous dire, parce qu’il y a des portes qui s’ouvrent, on pensait que ce serait quelqu’un d’important mais finalement la porte s’est refermée ! ».

Enfin bref, on passe des heures à entendre une information et voir des images qui passent en boucle et qui ne vous apportent rien, si ce n’est du stress et des angoisses. Alors vous allez me dire « On vit dans quel monde ? il faut tout de même bien avoir de l’information quand il se passe quelque chose comme ce qui s’est passé l’autre jour à Paris il faut tout de même avoir l’info ». Oui.

Alors comment faire ? Entre ceux qui sont en permanence connectés (mails, alertes…) et ceux qui coupent tout, mon truc à moi est simple. Je vous le donne, ça marche du feu de Dieu : je me connecte à intervalles réguliers, un peu comme pour les mails, une fois le matin un petit moment, une fois à midi quand j’ai le temps et une fois le soir. Et qu’est-ce que je regarde ? Je ne reprends pas des informations qu’on m’a déjà données. Je sais qu’il y a eu tant de cartouches tirées, ce n’est pas la peine qu’on me le répète 25 fois, j’ai compris.

Je regarde si l’information que je découvre au moment  où je me connecte apporte quelque chose de nouveau, d’important par rapport à ce que je savais déjà. Vous n’avez pas besoin de 2h pour le comprendre, vous le comprenez tout de suite. Soit il y a un élément important qui ajoute à votre réflexion parce qu’on est dans ce monde et qu’il faut bien rester informé et à ce moment-là vous pouvez regarder l’info, soit c’est la 150ème fois que vous voyez les mêmes images et que vous entendez les journalistes dire « Alors Norbert, qu’est-ce qu’il y a derrière cette porte ? Va-t-elle s’ouvrir ou pas ? Qu’est-ce que vous pouvez nous dire ?» « Eh bien ici je ne peux rien vous dire » « Ah merci pour toutes ces précisions ! ». Et là, coupez, je vous en supplie, coupez !

Ce truc-là marche à chaque fois. Est-ce que l’information que vous regardez quand vous vous connectez de manière régulière – à chacun son rythme – apporte quelque chose ou pas à ce que vous saviez déjà ? Si c’est oui vous prenez l’info. Si c’est non, basta ! Vous ne perdez pas une seconde de plus sur ces chaînes d’infos qui sont bien utiles mais à la longue, particulièrement anxiogènes. Voilà mon truc… et ça marche !

Vous allez le faire ?
Je vais le faire !

JLH : Dès aujourd’hui ?
Dès aujourd’hui !

JLH : OK ça marche

La prochaine question que nous évoquerons ensemble sera : « Malgré cette chape de plomb qui nous est tombée sur la tête, entr’apercevez-vous quelques petits rayons de soleil ?

JLH : Des points positifs vous voulez dire ?
Des points positifs, quelque chose qui vous a ému mais nous en parlerons la prochaine fois.

JLH : Je suis votre homme, façon de parler !  😉

Et maintenant

Appliquez ces principes
pour aller mieux et garder le moral malgré les évènements.

A bientôt pour la suite. Et pour ne rien rater de ces diverses évolutions et du nouveau Moralotop à venir, inscrivez-vous ici (gratuit).

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