Biographie (un peu) plus détaillée…

Faisons connaissance de manière plus détaillée et surtout plus instructive sur un parcours qu’un simple énoncé de postes et responsabilités.

Au besoin, voir Voir Bio simplifiée.

 

Université Paris Dauphine

Dauphine : Apparence pas top, le fond est meilleur

Maîtrise de gestion Université Dauphine

J’avais un rêve : « faire Dauphine » !

A 15 ans, je voulais tellement intégrer cette université, LA faculté de gestion en France, que le dimanche, j’allais en métro m’y balader en rêvant qu’un jour, je serais là.

Tout ça pour une fac ?
Oui car Dauphine était la seule université à sélectionner les étudiants, qui plus est, sur leur niveau en maths et ses formations valaient celles des grandes écoles de management.

Or pour moi ce n’était pas gagné, je « bloquais » sur les maths et postuler dans cette université relevait du gag.
Je me suis donc accroché jusqu’à être admis.
Et accroché encore pendant quatre ans,  je me suis réconcilié avec les maths, et le diplôme est tombé de l’arbre sans le moindre accroc.

 

acquis-rvb-V1  Persévérer bien sûr.

Nourrir des rêves et faire ce qu’il faut pour leur donner une chance d’exister.

Les études permettent d’ouvrir l’esprit, de développer des capacités de travail et d’analyse mais ne pas leur demander plus.

La preuve : être diplômé d’Harvard ou des meilleures écoles du monde ne suffit pas à trouver les clés, les réponses, aux crises et défis du temps.

 

Aspirant chef de peloton : Quel plaisir de former des gars de toutes origines, si, si ! Une belle aventure humaine.

Aspirant chef de peloton : Quel plaisir de former des hommes de toutes origines et milieux sociaux. Commander, c’est aussi composer. Une belle aventure humaine.

  Saumur :  Service militaire.

Aaaah Saumur, son château, le Cadre noir, le p’tit vin qui va bien…

Je respecte les opinions de chacun sur la question militaire, reste l’expérience de vie car c’en fut une !

5 mois de formation un peu « pêchue » à la prestigieuse École d’application de l’arme blindée cavalerie (un tas « d’huiles » sont passées par là ) puis 7 mois de commandement en régiment comme Aspirant chef de peloton.

Au total la responsabilité d’environ 120 hommes dont des militaires de carrière.

J’ai adoré ça car commander en même temps :

– des gars presque illettrés et des sur-diplômés.

– ceux de la ville et de la campagne.

– les sportifs et les « intello ».

– les militaristes et les anti.

Agréger tout ça, forger un groupe, le rendre solidaire, faire que chacun y trouve sa place, régler les petits et gros soucis pour que tout le monde tire dans le même sens (c’est préférable !) m’a passionné.

Entendre ces gars à chaque fin de  formation  raconter leurs « exploits », dire combien leur peloton était le meilleur (ils exagèrent), rappeler qu’on en a parfois bavé mais « qu’on l’a fait » quand même.

Se souvenir qu’on a aussi beaucoup ri comme le jour où Bidule s’est trompé de camp… cela mérite d’être vécu.

Et quand, au bout du bout, juste avant de se quitter, certains s’avancent vers moi, des hommes parmi les plus réfractaires au départ, et me remettent, émus, un souvenir pour lequel tout le peloton s’est cotisé… croyez-le, j’en ai des frissons rien qu’en l’écrivant.

Petit moment de bonheur.

Bien sûr, remettons les choses à leur place, on est loin de ceux qui risquent chaque jour leur vie en Afrique ou ailleurs.  Et nous risquions rarement plus que de nous fouler une cheville.

Mais cette expérience m’a appris à :

acquis-rvb-V1  Manager des groupes aux origines et objectifs contradictoires.

Ne pas lâcher son objectif jusqu’à l’atteindre.

Prendre soin des autres, car tout le monde est important.

 

San Francisco

San Francisco

Une dizaine de mois. Un jour, en plein cours de finances, une prise de conscience s’opère en moi.

JL tu as 25 ans, et la chance inouïe d’être à San Francisco, pour presque un an.
D’y vivre dans d’extraordinaires conditions : appartement, piscine, tennis, jacuzzi, club house, etc.

Tu as même acheté une voiture, à l’interminable capot,  qui glisse sur l’autoroute et t’emmène en cours, sur fond de FM californienne, le coude à la portière, deux doigts sur le volant, deux places sur la banquette de droite (bien utiles), bref, le rêve total.

Et tu restes planté là avec tes bouquins ?
Dis, vas-tu ouvrir les yeux et te remuer ?
Ni une, ni deux, c’est la dernière fois du séjour que mes bouquins me verront
.

Et mes profs avec (ils s’en sont remis… moi aussi).

Avec une bonne copine, aujourd’hui partie prenante dans Moralotop, nous nous lançons dans un projet perso.

Un peu fou le projet, la préparation du premier congrès mondial d’ergonomie, le thème n’était pas encore une priorité industrielle mais le deviendra ensuite.

En quelque sorte, nous étions des précurseurs !

A l’époque ce projet nous accapare et on travaille assidûment : nous rencontrons des tas de gens : universitaires, chercheurs, spécialistes de tous pays.

Nous développons des contacts avec les entreprises de pointe en la matière (Ericsson, Volvo).

Nous sommes reçus de Los Angeles à Boston.

Bref, nous vivons une aventure totalement excitante.

Cerise sur le gâteau, rassemblant tout notre anglais et toute notre énergie, tremblant comme des feuilles, nous arrivons même à présenter le projet, à la direction générale de Hewlett-Packard !

Rien que ça

Elle nous sponsorisera de plusieurs ordinateurs dernier cri, ce qui, à 25 ans, loin de ses bases, vaut son pesant d’émotions.

Projet d’étudiants, ce congrès ne verra finalement pas le jour.

Il nous dépassait de loin et aurait nécessité, temps, budget et logistique à la hauteur de l’évènement.

Mais quelle année mes aïeux !

 

acquis-rvb-V1 On gagne toujours :
A oser, tenter, se lancer, à explorer de nouveaux terrains.

A aller au-delà de l’évidence des choses et des situations.
J’en ai fait un intangible principe de vie
.

 

tokyo la nuit

Tokyo la nuit

Et me voici à Tokyo pour la suite du programme.

Après 15 jours chez l’habitant à Séoul (Corée du Sud) dans un appartement pour 3 où nous étions 6 : pas exactement le même niveau de vie qu’à San Francisco !

Donc, me voici à Tokyo, pour plusieurs mois.

Le rêve encore, merci, les parents !

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, cette fois, je n’ouvre même pas un livre. Déjà vus et revus à Dauphine, seules leurs couvertures et la langue changent.

J’ai tellement mieux à faire.

Car je suis au Japon, oui au Japon !

J’assiste juste à quelques conférences, d’ailleurs intéressantes, et je me lance dans la ville… l’appel du large est le plus fort.

Sur ma lancée américaine, je sillonne Tokyo de long en large.

De jour comme de nuit, tous quartiers, tous endroits, je favorise les rencontres.

Le problème ?

Mon japonais est du genre perfectible, je maîtrise environ 3 mots, peut-être 5 mais sous la torture.

Et côté « autochtones », (les japonais)  je vois vite que l’anglais est pour eux du chinois.

Alors quelle solution pour communiquer avec eux, comment faire pour se comprendre, et savourer à fond ces quelques mois à Tokyo ?

Alors, futé comme un bison, je décide d’aller au seul endroit où existe une chance de pouvoir se comprendre : à l’université où l’on enseigne aux japonais… le français !

Bingo.

A partir de là, je comprends ce que veut dire savourer le moment présent.

Je vais rencontrer des jeunes, multiples, aussi opposés qu’il est possible dans une société.

Du plus traditionnel au plus avant-gardiste, du Kimono au Jean.

On me promène partout de Ginza à Roppongi, de Shijunku à Harajuku.

On m’abreuve d’égards, de réceptions où je me retrouve seul occidental parmi l’assemblée.

On me gratifie d’attentions délicieuses.

Parfois plus que délicieuses… passons.

On m’emmène dans des endroits, de tous ordres, complètement… inattendus, quoi, c’est ça aussi le Japon ?

Eh oui, une société a plusieurs visages.

Je m’en rappelle comme si c’était hier et pas une semaine ne s’écoule sans que je repense à quelques temps forts de cette expérience.

De ce fantastique séjour, j’ai appris :

acquis-rvb-V1Qu’une pièce a toujours deux faces.

Comme les évènements.
Comme les problèmes.

Et souvent, comme les gens.

 

images 18 ans chef d’entreprise

Manager, ça forme aussi !
Pour diverses raisons je me suis retrouvé, jeune, à reprendre la PME familiale.
Et détaille cette expérience forte dans Craquer ou pas ?

acquis-rvb-V1

Plus qu’une longue description, voici ce que m’a inspiré cette longue expérience.

Une feuille de route, héritée du terrain, à usage du manager, de l’entrepreneur, du chef, du boss, du responsable.

Bref, de qui conduit des équipes.

•  Tu as fait de belles études, ta tête est pleine de théories, bravo, ne compte pas trop sur elles, elles ne t’ont jamais promis de t’aider sur le terrain.

•  Même en t’investissant autant qu’il est possible, tu ne peux pas tout faire tout seul ou tu le feras mal. Prends donc le temps de t’entourer.

•  Fais confiance par principe, délègue par nécessité, mais vérifie toujours que ce qui devait être fait est fait et bien fait (ouf).

•  Si tu ne dis pas à ton équipe où tu veux aller, comment tu veux y aller, et ce qu’elle va y gagner, alors c’est toi qui iras… dans le mur.

•  Si quand tu n’as pas de réponse, tu clos la discussion d’un cinglant « c’est comme ça », c’est que ton autorité a encore une bonne marge de progression.

•  Libère ton emploi du temps de quelques instants pour rêver, ne rien faire, ou faire une petite sieste, ton entreprise ira loin car tu auras su lever la tête du guidon.

•  Si quand tu entres dans une pièce tout le monde rectifie la position et s’affaire comme s’il était débordé, c’est que tu n’as pas passé le bon message.

• Un balai neuf balaie toujours bien. Même si une franche poignée de main scelle une collaboration, rien ne vaut, pour tout le monde, un  contrat bien ficelé.

•  Tu as fait du marketing, tu apprendras le droit. Tu es un as en finance, plonge dans les ressources humaines. Tu fais du contrôle de gestion, regarde du côté des clients.
Et, si tu es patron de PME, pas de problème, tu feras un peu de tout ça !

•  Fuis les gens qui te disent constamment que ce n’est pas possible, qu’on n’a jamais vu ça, que ça ne s’est jamais fait, qu’on ne peut pas. En effet, tu ne peux pas… les garder.

•  Enfin, comme celui qui est en bas regarde toujours celui qui est en haut, (toi), tu devras l’écouter, l’encourager, souvent résoudre ses problèmes.

Comment… que dis-tu ? Et toi, vers qui pourras-tu te tourner, qui t’écoutera, t’encouragera, résoudra tes problèmes ?

Qui va te donner le moral au top quand tu as le moral à plat ?

Personne, voyons… tu es le boss !
Et tu ADORES ça !

  •  Développement personnel, leadership, motivation.

Ce parcours a sans doute guidé mon intérêt pour ce qu’il est convenu d’appeler le « développement personnel » (qui pourrait prendre bien d’autres noms) et ses dérivés, tout ce qui touche au leadership, à la motivation, à la réalisation de soi, etc.

Voilà plus de 20 ans que je « suis tombé dedans », sans jamais être prisonnier d’aucun concept.

acquis-rvb-V1On peut être entrepreneur et placer l’humain au centre du dispositif.

C’est mon cas !

 Il n’y a ni épanouissement personnel,
ni performance économique si l’humain est délaissé.

Voilà pourquoi j’aide les gens à résoudre leurs problèmes, pourquoi je crée des outils d’accompagnement personnel et pourquoi j’ai souhaité devenir auteur et conférencier !

Site Jean-Luc Hudry, Conférencier