Destresser_Pro

Olivier, dans la vie, il faut savoir prendre des décisions radicales.
Je viens d’en prendre deux dont une vous concerne
.

Ainsi s’exprime Jean-Pierre, le boss d’Olivier  dans Gestion du stress : convoqué par le boss (1)

Alors quelle est cette décision ?

Olivier, _____________________________________________

Et voilà…

Olivier sait maintenant pourquoi il a été convoqué.

Encore étourdi par la décision de Jean-Pierre, il quitte son bureau et adresse quelques mots à Corinne, l’assistante du boss.
En route vers son domicile, il revit les trois semaines écoulées.

Trois semaines d’anxiété et de peurs diverses.

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Alors, à son tour, Olivier prend deux décisions :

a)  Je ne veux plus jamais revivre cette attente dans l’angoisse.
Ni dans mon prochain job, ni dans les suivants.

b)  Comment déstresser, voilà, ce que je vais apprendre.
Quitte à changer mes habitudes.

 

Le lendemain, il visite Sofiane, une amie compétente, un véritable anti stress.

Il lui raconte ses trois semaines infernales et lui pose LA question de fond :

Comment bien vivre en l’attente d’une décision importante ?

Car tout est là.

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Sofiane : Bonne question Olivier.

Ne pas savoir gérer les périodes d’attente de réponse est une des principales sources de stress au travail… et à la maison !

L’attente que tu viens de vivre, trois semaines à te demander pourquoi tu es convoqué par le boss, si tu es viré ou pas etc, chacun en connaît des tas dans sa vie.
On attend le résultat d’un examen, une réponse pour un job, un contrat, une mutation, etc.

Or, plus la réponse est importante pour toi, plus il est crucial de bien vivre ces périodes.
Car elles s’additionnent et influencent ta santé, ton équilibre et finalement, ta vie.

Autrement dit, un peu de stress ça va… trop de stress, bonjour les dégâts.

Olivier, Il te faut :

un anti stress !

 

Olivier : J’en sais quelque chose, j’ai balisé comme un fou en apprenant que j’étais convoqué par Jean-Pierre.
Comment faire pour éviter ça la prochaine fois ?

Sofiane : La question est : comment bien vivre en l’attente d’une décision importante ?

Les recettes miracles n’existent pas mais voici quelques principes solides.
Ils ont fait leurs preuves sur le terrain et sont le meilleur des anti stress.

 

Solutions

1)  Entre deux illusions, choisis celle qui booste ton moral et ton action.

Tu ne sais pas quelle décision sera rendue… puisque tu l’attends.

Donc, jusqu’à la réponse effective, tu pourras tout imaginer, le bon, le moins bon, la cata ou le pur bonheur, à ce stade, ce n’est qu’une illusion.

 

Convoqué par ton boss, tu pouvais imaginer perdre ton job.

Mais tu pouvais aussi imaginer une bonne nouvelle, exemple, Jean-Pierre en a marre, il part élever des chèvres dans le Larzac.

Et te désigne comme successeur…

Dans les deux cas, ce n’est qu’une ILLUSION.

Mais quelle est la plus stimulante ?
Laquelle va te porter et non te freiner ?

Pendant que tu gambergeais, préparais-tu des arguments pour tenter d’infléchir la décision de Jean-Pierre ?

Imaginais-tu un moyen de rebondir, une idée pour aller de l’avant ?

Olivier : Non… je me passais en boucle tout ce que je ne pourrais plus faire et toutes mes misères.

Sofiane : Tu vois, pose toi donc la question : quelle illusion est la plus porteuse d’avenir ?

Olivier : J’ai compris Sofiane, message bien reçu.

Sofiane résume : Retiens cela Olivier, ce principe est un anti stress puissant.

Entre deux illusions, choisis celle qui booste ton moral et ton action.

Pas celle qui te mine.
Car si la décision est mauvaise, tu auras de bien meilleures chances de rebondir efficacement.

Et si elle est bonne tu continueras sur ta lancée et dans une dynamique positive.

Et voici ma deuxième recommandation.

 

Solutions

2) Extrais-toi du sujet pour mieux le traiter : deviens le troisième œil.

 Sofiane : Imagine Olivier.
 Convoqué par ton boss, tu vois le bureau de Jean-Pierre, lui assis côté gauche, toi en face.

Tu vois la scène de haut, comme si tu étais accroché au plafond.
Et tu suis la conversation.

Tu te regardes te comporter, argumenter… ou pas si tu es entré déjà battu dans son bureau.

C’est cela le troisième œil.
Regarder les choses autrement pour mieux comprendre le problème.

Olivier : Une façon de lever la tête du guidon, c’est ça ?

Sofiane : Exactement.

 

Tu t’extrais du sujet, tu prends de la hauteur pour mieux le traiter, c’est-à-dire :

  • Sans affect, c’est un peu froid, mais très efficace.
  • En rassemblant le plus de faits objectifs.
  • Sans oublier que certains t’échappent et peuvent être décisifs.

 

Dans ton cas, être convoqué par le boss était inhabituel et mauvais signe, ok.

Comme antistress, on fait mieux !

Anxieux, tu as retenu ta faible ancienneté, déduisant que tu serais le premier remercié.
Mais as-tu considéré tes bons résultats personnels ?

As-tu intégré que Jean-Pierre disposait d’éléments plus complets que toi pour prendre sa décision ?

Olivier : non… j’ai seulement pensé que j’étais viré, d’ailleurs c’est le ca ———–

Sofiane (l’interrompant) : Je sais, c’est normal, il faut que tu digères la décision.

 

En tout cas, dans ton prochain job, et chaque fois que tu attends une réponse importante, deviens le troisième œil :

–   Extrais-toi du sujet.

–   Rassemble-le plus de faits objectifs.

–   Garde en mémoire qu’il peut t’en manquer.

–   Sans affect, réfléchis aux solutions.

 

Enfin, dernier puissant anti stress, je te conseille ceci :

Solutions

3)  Sépare l’évènement des conséquences (supposées) de l’évènement.

Sofiane : l’évènement était d’apprendre une décision te concernant. Rien d’autre.

Or, tu t’es pollué la vie du simple fait qu’être convoqué par Jean-Pierre serait mauvais signe.

Tu en as tiré un tas de conclusions, et imaginé les pires conséquences.

Or ce n’est pas parce que les choses sont comme cela aujourd’hui qu’elles seront comme cela demain.

Tout change en permanence.

Mais, dans un contexte difficile, cela a suffi à te créer inquiétudes, pensées sombres et stress à foison.

Ce n’est donc pas la convocation elle-même qui t’a miné.
Mais la PERCEPTION que tu en avais.

Ce point est capital.

Pour éliminer les tensions, pour lutter contre le stress excessif, sépare toujours l’évènement de ce que tu penses de l’évènement.

D’autant que les conséquences réelles sont rarement celles que l’on imagine.

 

Olivier : Eh bien… tout ça change sacrément mes habitudes.

C’est difficile.

Sofiane : Ça l’est.

C’est pourquoi j’en resterai là aujourd’hui.

Même si j’ai encore des choses à te dire, j’en garde sous le pied, si besoin…

 

Olivier, réfléchis à ces 3 principes.

Imagine que tu es un champion.

Entraîne-toi, pratique-les régulièrement.

Ils ne te mettront pas à l’abri des mauvaises nouvelles.

Mais ils te placeront dans les meilleures dispositions pour y faire face.

Et éloigneront beaucoup de problèmes, soucis et autres nuits blanches.

Pour toi et ton entourage.

Ce qui change tout !

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Et vous, amis lecteurs :

Vous souhaitiez savoir ce qu’a dit Jean-Pierre à Olivier ?

Eh bien… peu importe, oui, peu importe.

Pourquoi ?

  • Parce que si la décision est défavorable à Olivier, il sait maintenant comment déstresser, donc mieux vivre les prochaines périodes d’attente, tous domaines confondus.
  • Et si la décision lui est favorable, il conserve cet acquis précieux dont il fera bénéficier ses collaborateurs. Tout le monde en tire avantage.

Dans les deux cas, la décision de Jean-Pierre passe au second plan, car une situation durablement gagnante a émergé pour Olivier.

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Et maintenant

 

 

Faites comme lui, suivez ce programme antistress :

Pour vivre sereinement en l’attente d’un résultat ou d’une réponse :

 

Entre deux illusions, choisissez celle qui booste votre moral et votre action.

Sortez du sujet pour mieux le traiter : devenez le troisième œil.

Séparez l’évènement des conséquences que vous en imaginez.

 

Si vous ne faites que cela, mais le faites bien, vous aurez beaucoup avancé… et pourrez à votre tour conseiller vos amis sur la gestion du stress !

Enfin parce que c’est vous et que vous avez été très nombreux à proposer une réponse, dont certaines très créatives – quel talent ! – j’ai interrogé Corinne pour vous.

Bien que discrète, elle m’a soufflé qu’en sortant du bureau de Jean-Pierre, Olivier était content.

Très content. Très très content. 🙂

Quelle journée !

Il sait maintenant comment bien vivre en l’attente d’une décision importante et comment gérer son stress au mieux.

En plus, il a engrangé une bonne nouvelle !

Champagne !

Et vous ?

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